Combien de questions à l'examen KCNA, et combien de temps
Soixante questions, quatre-vingt-dix minutes, et 75 % de bonnes réponses pour être reçu. C'est une minute trente par question en moyenne, ce qui est confortable sur une question de définition et serré sur une question qui décrit une situation en cinq lignes.
L'examen est un QCM, passé en ligne depuis chez vous, et surveillé à distance par un examinateur qui voit votre écran et votre webcam pendant toute l'épreuve. Il n'y a rien à taper dans un terminal : ni la KCNA ni sa jumelle ne sont des examens pratiques, contrairement à la CKA, la CKAD et la CKS.
Le résultat tombe sous 24 heures, par e-mail. La plateforme est PSI Bridge, via le navigateur sécurisé PSI.
Prix, tentatives et validité de la KCNA
| Prix, examen seul | 250 $ |
|---|---|
| Tentatives | 1 tentative initiale, plus 1 reprise gratuite en cas d'échec |
| Éligibilité | 12 mois à partir de l'achat, reprise comprise |
| Validité de la certification | 2 ans |
| Prérequis | Aucun |
| Délai de résultat | Sous 24 heures, par e-mail |
| Plateforme | PSI Bridge, via le navigateur sécurisé PSI |
| Langues disponibles | anglais, japonais, chinois simplifié |
La reprise gratuite mérite qu'on s'y arrête : elle est comprise dans le prix, et elle court sur la même fenêtre d'éligibilité de douze mois. Échouer de peu à la première tentative n'est donc pas une dépense supplémentaire, c'est une deuxième date à poser.
Un examen à livre fermé
Les domaines de la KCNA et leur pondération
Quatre domaines, dans l'ordre de pondération décroissante. Les pourcentages sont ceux du curriculum officiel ; le nombre de questions est ce qu'ils donnent sur une épreuve de soixante, par la méthode des plus forts restes.
Les deux premiers, soit 72 % de l'examen, sont couverts par le guide Kubernetes : chaque bloc renvoie aux chapitres qui traitent ses compétences. Les deux derniers sortent du périmètre du guide, et c'est ici qu'ils sont traités.
Le curriculum officiel s'arrête au niveau de la compétence. Il n'existe pas de troisième niveau de détail : tout découpage plus fin trouvé en ligne a été inventé par quelqu'un.
01
Kubernetes Fundamentals (Fondamentaux de Kubernetes)
Presque la moitié de l'examen, et de loin le domaine qui décide de votre résultat. Il couvre l'architecture du cluster - control plane, nœuds, le fait que tout passe par l'API server et que lui seul parle à etcd - puis les objets que vous manipulez tous les jours : pods, Deployments, ReplicaSets, DaemonSets, Jobs.
Scheduling y est une compétence à part entière, et c'est là que beaucoup de candidats se font avoir : il ne suffit pas de savoir qu'un scheduler existe. Il faut savoir ce que sont requests et limits, en quoi la réservation choisit la machine et le plafond la protège, et pourquoi une taint repousse un pod qui n'a pas la toleration correspondante.
Containerization remonte d'un cran en amont : ce qu'est réellement une image OCI, ce que fait un runtime conforme à CRI, et pourquoi le retrait de l'adaptateur Docker en 1.24 n'a rien changé à vos images. La question « Docker est-il mort » tombe sous une forme ou une autre, et la réponse est non.
Si vous ne deviez réviser qu'un domaine, c'est celui-là. Quarante-quatre pour cent d'un examen à 75 % de seuil, ça veut dire qu'un naufrage ici ne se rattrape nulle part ailleurs.
Compétences officielles
- Kubernetes Core Concepts
- Administration
- Scheduling
- Containerization
02
Container Orchestration (Orchestration de conteneurs)
Quatre compétences qui n'ont pas grand-chose à voir entre elles, réunies sous un nom un peu large : le réseau, la sécurité, le dépannage et le stockage.
Le réseau est le morceau le plus dense. Il faut savoir distinguer les types de Service (et surtout comprendre que ni ClusterIP ni NodePort ne sont des solutions d'exposition publique), ce que fait le DNS interne, et où s'arrête un Ingress. Un point d'actualité qui vaut le détour : Ingress-NGINX, le contrôleur que la plupart des tutoriels francophones font encore installer, est retiré depuis mars 2026 et ne reçoit plus de correctifs de sécurité. Gateway API est la réponse pour tout nouveau projet.
Le stockage se joue sur la chaîne PersistentVolume, PersistentVolumeClaim, StorageClass, et sur ce qui se passe quand un pod meurt : un volume emptyDir part avec lui, un PVC non.
Le dépannage est le domaine où l'expérience paie le plus. Savoir qu'un Pending veut presque toujours dire que le scheduler n'a trouvé aucun nœud, qu'un ImagePullBackOff n'est pas un problème de ressources, et qu'un code de sortie 137 signe un OOMKill, c'est trois questions gagnées sans réfléchir.
Compétences officielles
- Networking
- Security
- Troubleshooting
- Storage
Dans le guide Kubernetes
03
Cloud Native Application Delivery (Livraison d'applications cloud native)
Le premier des deux domaines que le guide Kubernetes ne couvre pas, parce qu'il ne parle pas de Kubernetes mais de ce qu'on met autour pour livrer.
Application Delivery tourne autour d'une idée centrale, le GitOps : l'état désiré du cluster vit dans un dépôt Git, et un agent qui tourne dans le cluster le réconcilie en continu, au lieu d'un pipeline qui pousse des changements avec des identifiants d'administration. La conséquence pratique est ce qui tombe à l'examen : la piste d'audit est l'historique des commits, et revenir en arrière, c'est révoquer un commit. Argo CD et Flux sont les deux implémentations à connaître de nom.
Autour, le vocabulaire de la livraison progressive : déploiement bleu-vert, canari, rolling update - celui-là est natif dans un Deployment et vous le connaissez déjà. Helm apparaît comme gestionnaire de paquets, avec ses charts et ses valeurs ; les operators comme façon d'empaqueter une application qui a besoin de logique métier pour être exploitée.
Debugging recoupe en partie le dépannage du domaine précédent, mais côté application : lire des logs, comprendre ce qu'une sonde de vivacité mal réglée fait à un démarrage lent, et savoir qu'une sonde de disponibilité qui échoue retire le pod du Service sans le tuer.
Compétences officielles
- Application Delivery
- Debugging
04
Cloud Native Architecture (Architecture cloud native)
Le plus petit domaine, et le plus facile à sous-estimer. C'est aussi le seul qui pose des questions auxquelles on ne peut pas répondre en réfléchissant : soit on connaît l'écosystème, soit non.
Observability a rejoint ce domaine lors de la révision de novembre 2025, après avoir été un domaine à part entière. Les trois signaux - logs, métriques, traces - et le rôle d'OpenTelemetry comme spécification qui les unifie suffisent à la plupart des questions. Prometheus pour les métriques, sa notion de série temporelle et son modèle de collecte par interrogation plutôt que par envoi.
Cloud Native Ecosystem and Principles demande de savoir ce qu'est la CNCF, ce que sont ses niveaux de maturité, et de situer une poignée de projets. Kubernetes lui-même est passé en 1.0 le 21 juillet 2015, jour où la création de la CNCF a été annoncée ; il en est le premier projet diplômé.
Cloud Native Community and Collaboration est la compétence la plus inattendue d'un examen technique : gouvernance des projets, rôle des SIG, code de conduite, façon dont on contribue. Ça paraît anecdotique, et ça ne l'est pas - c'est douze pour cent de l'examen partagés avec les deux autres, et ce sont des points qui se prennent en une soirée de lecture.
Compétences officielles
- Observability
- Cloud Native Ecosystem and Principles
- Cloud Native Community and Collaboration
Les pièges du QCM
Aucune pénalité n'existe pour une mauvaise réponse. Une question laissée vide ne vous protège de rien : elle est comptée fausse exactement comme une réponse au hasard, à ceci près que le hasard, lui, a une chance de tomber juste. Il n'y a donc jamais de raison de rendre une copie incomplète.
Une minute trente par question, en moyenne. C'est une moyenne, pas un rythme à tenir : certaines questions se répondent en quinze secondes et vous rendent du temps. Le vrai risque est de s'enliser sur trois questions difficiles au début et de finir dans l'urgence.
Le marquage pour révision est fait pour ça. Une question qui résiste plus d'une minute : vous répondez au mieux, vous marquez, vous passez. L'interface d'examen de la Linux Foundation vous présente à la fin un écran de révision qui liste les questions sans réponse et les questions marquées, et c'est là que se rattrapent les points.
Le quiz ci-dessous reproduit ce fonctionnement en mode examen blanc, marquage et écran de révision compris. C'est le genre de mécanique qu'il vaut mieux avoir déjà utilisée avant de la découvrir sous chronomètre.
La partie qui compte
Le quiz d'entraînement KCNA
Deux modes. L'entraînement corrige après chaque réponse, explique, et renvoie au chapitre du guide quand le sujet y est traité : c'est le mode à faire le soir, dix questions à la fois. L'examen blanc tire soixante questions selon la pondération réelle, lance le chronomètre de quatre-vingt-dix minutes, et ne dit rien avant la fin.
Le contrat de confidentialité de la Linux Foundation interdit la divulgation du contenu des examens. Toutes les questions de ce quiz sont originales, écrites à partir du curriculum public et de la documentation officielle. Aucune ne reproduit ni ne paraphrase une question d'examen réel.
Les ressources officielles
Offre groupée : LFS250 + examen : 299 $.
Une précision qui traîne partout : LFS250 n'est pas gratuit. LFS158 l'est, et c'est une bonne introduction, mais c'est LFS250 qui est aligné sur le programme de la KCNA.
Chiffres, pondérations et conditions vérifiés le 20 septembre 2026 contre les sources officielles de la Linux Foundation et de la CNCF.